jeudi 15 février 2024

Étrange vacances (Récit)

-   « Regarde Mariam ! On y’est proche !

Bien que mon père ait un sourire victorieux sur le visage, je roulais des yeux en soupirant au siège arrière, je mis mes écouteurs pour ensuite regarder le paysage défiler sous mes yeux. Les bâtiments disparaissaient peu à peu pour laisser place à la verdure et aux arbres. Mes musiques passaient avec le temps qui filait. C’était un trajet des plus ennuyeux, nous avions à peine discuté. Le paysage vert déroulait sous mes yeux quand j’aperçus au loin une pancarte, il y’était écrit : Bienvenue au camp « la forêt de l’aube ».

-   Génial.

La pancarte était de plus en plus visible et je me demandais de plus en plus pourquoi j’avais accepté. La situation était ironique : J’étais la fille de 17 ans qui ne pouvait pas rester seule à la maison alors que notre voisine de 14 ans fait du babysitting. Une femme âgée d’une trentaine d’années s’approcha du parking, le sourire à la lèvre :

-  Bonjour, veuillez me suivre jusqu’au réfectoire, comme cela je pourrais donner mes consignes en étant certaine que tout le monde me comprenne. Malheureusement les parents ne peuvent pas venir. 

Quel drôle d’accueil !

Je tournais vers mon père :

-   Bon, on se revoit dans deux mois. Lui dis-je.

Je lui fis une bise rapide et je me dirigeai en direction du réfectoire, valise en main. J’étais tout de même déçue qu’il ne me fasse pas confiance. J’aurais préféré passer mes vacances à la maison.

Mes yeux me piquèrent un peu, mais ce n’était pas des larmes .Je clignais des yeux puis la faible douleur disparut. En entrant dans le réfectoire, je décidais d’aller m’assoir tout au fond .Comme ça j’allais pouvoir observer tout le monde sans qu’on me regarde.

Au premier coup d’œil, tout paraissait normal mais dès qu’on a franchi le portail du camp, j’avais une sensation bizarre que je ne comprenais pas.

Il y’avait un promontoire rocheux couvert d’une végétation étrange, d’un vert et d’un rouge flamboyants et l’avancé et l’avancé des rochers noirs offraient un point de vue inégale. La forêt semblait sans limites, les arbres étaient gigantesques avec un feuillage épais et propice à la construction de quelques cabines .Bien que le soleil dominait une grande partie de la forêt à ce moment-là. Le lieu dégageait une énergie sombre et mystérieuse. La nuit tombée, on m’a confiée de ramasser du bois. Je m’étais reflué profondément dans les bois quand je commençai à entendre des voix m’appeler, c’étaient des voix ressemblantes à un étrange bruit de grattage au sol, c’était si fort et strident que j’entends toujours son écho mais j’avais un bon présentement quand même, un pressentiment bizarre mais bon... J'avais la sensation que je devais suivre ses voix.

Je m’approchai de la source des voix, quand d’un coup, une silhouette féminine est rentrée dans un chêne. Je sentis une présence derrière moi. Je me retournai … mais rien. Je sentis un frôlement, une chose me touchait. Elle rodait sur ma gauche. Je crus reconnaître le visage d’une femme dans le bois, un visage… MAGNIFIQUE, mais ce mirage s’était déjà évanoui. C’était une femme avec de longs cheveux gravés dans le bois, j’aurai parié qu’ils étaient noirs. Un magnifique visage. Sans défaut. Des yeux que j’aurai pariés bleus. Ai-je vu ou cru ?

En tout cas je voulais y croire, cet esprit est bienveillant, le regard de cette créature inspirait confiance. Je m’approchais de l’arbre mais la femme se volatilisa en laissant gravé sur l’arbre le mot suivant : « Bienvenue au camp « forêt de l’aube », l’un des camps pour surnaturels. Et je trouvai une lettre au-dessous il y’était écrit : « Mariam tu apprendras à te connaître cet été Rouge : vampire Bleu : loup garou Rose : métamorphose Jaune : sirène Vert : sorcière» Quoi ? Débordée de questions, Je mis la lettre dans ma poche et me dépêcha de rentrer. En approchant du feu de camp je remarquai que les yeux des autres campeurs changeaient de couleurs, certains avaient les yeux rouges, d’autre d’un bleu qui varie du pâle au foncé tout en rayonnant. Ainsi que d’autres couleurs Je pensais que mon été sera ennuyeux mais là c’est complètement le contraire.

Je n’arrivais pas à arrêter de m’écarquiller les yeux... Un camp de quoi ? Surnaturels ? Devenais-je folle ou bien les contes de fées étaient basés sur des vrais faits ? Je me suis réveillée le lendemain en sursautant, j’avais l’impression d’être regardé encore une fois, j’essayais de me convaincre que tout cela n’était qu’un rêve mais quand j’ai mis ma main dans ma poche et que j’ai trouvé cette fameuse lettre... voici ce qui me promet des vacances originaux et mouvementés.

FIN


Le soir fatidique (Récit); Yasmine Taibi

Moi, je suis une fille de treize ans, je ne suis pas sociale, je n’aime pas trop discuter avec les autres personnes. Je reste toute la journée dans ma chambre. Je lis les romans après l’école, c’est ma seule passion.

Un jour de Ramadan, toute la famille décida de prendre le
Petit-déjeuner Ramadan chez nous. Nous avions préparé des délicieux plats et des desserts de fruits. En attendant l’appel de la prière du Maghreb, je remarquai que mon petit cousin qui avait à peine neuf ans était un peu triste. Je ne savais pas la raison de sa tristesse je voulais le savoir par curiosité et par intérêt. Je profitais du moment où la famille était occupée à discuter divers sujets. Je lui faisais signe de me suivre dehors. Une fois sortie je lui dis :

         - Rayan, dis-moi pourquoi tu es si triste depuis que tu as entré chez nous.

        - Non je ne suis pas triste, Rajae, ne t’inquiète pas, il n’y a rien, tu sais que je te raconte tout ce qui m’arrive. Répondit-il

     - N’essayez pas de me tromper, je suis sûr que tu me cache quelque chose, ce n’est pas de tes habitudes de rester pensif comme ça.

- Rayan commença à pleurer et me dis :

       - Rajae, tu devrais savoir ça…   

       - Qu’est-ce qu’il y’a Rayan, parle, je devais savoir quoi ?

Quand nous étions à la maison chez nous, j’ai entendu ma mère et mon père parler de toi… et ils ont dit que tu es une fille adoptée, mon oncle et sa femme ne sont pas tes vrais parents… expliqua-t-il

À ce moment-là, je ne savais pas ce que je devrais dire ou faire. Sous le choc, je quittais la maison, je marchai dans les rues sans destinations, j’avais peur, j’étais triste et seule. Les mots de mon petit cousin se répétaient dans mes oreilles.

Les rues étaient presque vides des gens, c’était le moment où tout le monde se trouvait autour de la table dans une atmosphère familiale. Mais, moi j’étais errante…  

Soudain, et sans me rendait compte, je me suis trouvée devant la maison de ma meilleure amie. Je frappai à sa porte et c’était elle qui l’ouvrit. En me voyant dans cet état-là où j’étais, elle cria en appelant ses parents.

Sa mère me fit rentrer, je commençai à pleurer et à créer. Mon amie sa mère essayèrent de me calmer et me demandèrent de de leur raconter ce que m’arrivai.

Je tout racontais. Les parents de mon amie connaissaient mon histoire. Ils m’avaient consolée et me demandèrent de me raccompagner chez moi parce que mes parents adoptifs commencèrent déjà à s’inquiété à mon sujet. Mais moi, je ne voulais pas retourner à la maison.

Nous restâmes tous au salon à se regarder. Un moment passé mes parents vinrent me chercher. La maman de mon amie avait déjà téléphoné à ma mère pour la rassurer que je suis en sécurité.

        À ce moment-là, j’avais pensé au suicide ou de fuguer. Mais, je n’avais pas laissé ces pensées me contrôler. Je vis mes parents qui me regardaient d’un regard d’amour et d’affection. Je décidai enfin de les écouter sans contester. Je savais que mes parents biologiques m’ont abandonné dans la rue et mes parents adoptifs qui s’étaient occupés de mois quand je n’étais que bébé. C’était eux qui avaient pris soin de moi. Pour eux je suis leurs yeux parce qu’ils n’ont pas d’enfants que moi. Et moi je n’ai de parents qu’eux.

Je demandai le pardon à mes parents.

Je suis heureuse car j’avais les meilleurs parents du monde.

FIN