jeudi 15 février 2024

Le soir fatidique (Récit); Yasmine Taibi

Moi, je suis une fille de treize ans, je ne suis pas sociale, je n’aime pas trop discuter avec les autres personnes. Je reste toute la journée dans ma chambre. Je lis les romans après l’école, c’est ma seule passion.

Un jour de Ramadan, toute la famille décida de prendre le
Petit-déjeuner Ramadan chez nous. Nous avions préparé des délicieux plats et des desserts de fruits. En attendant l’appel de la prière du Maghreb, je remarquai que mon petit cousin qui avait à peine neuf ans était un peu triste. Je ne savais pas la raison de sa tristesse je voulais le savoir par curiosité et par intérêt. Je profitais du moment où la famille était occupée à discuter divers sujets. Je lui faisais signe de me suivre dehors. Une fois sortie je lui dis :

         - Rayan, dis-moi pourquoi tu es si triste depuis que tu as entré chez nous.

        - Non je ne suis pas triste, Rajae, ne t’inquiète pas, il n’y a rien, tu sais que je te raconte tout ce qui m’arrive. Répondit-il

     - N’essayez pas de me tromper, je suis sûr que tu me cache quelque chose, ce n’est pas de tes habitudes de rester pensif comme ça.

- Rayan commença à pleurer et me dis :

       - Rajae, tu devrais savoir ça…   

       - Qu’est-ce qu’il y’a Rayan, parle, je devais savoir quoi ?

Quand nous étions à la maison chez nous, j’ai entendu ma mère et mon père parler de toi… et ils ont dit que tu es une fille adoptée, mon oncle et sa femme ne sont pas tes vrais parents… expliqua-t-il

À ce moment-là, je ne savais pas ce que je devrais dire ou faire. Sous le choc, je quittais la maison, je marchai dans les rues sans destinations, j’avais peur, j’étais triste et seule. Les mots de mon petit cousin se répétaient dans mes oreilles.

Les rues étaient presque vides des gens, c’était le moment où tout le monde se trouvait autour de la table dans une atmosphère familiale. Mais, moi j’étais errante…  

Soudain, et sans me rendait compte, je me suis trouvée devant la maison de ma meilleure amie. Je frappai à sa porte et c’était elle qui l’ouvrit. En me voyant dans cet état-là où j’étais, elle cria en appelant ses parents.

Sa mère me fit rentrer, je commençai à pleurer et à créer. Mon amie sa mère essayèrent de me calmer et me demandèrent de de leur raconter ce que m’arrivai.

Je tout racontais. Les parents de mon amie connaissaient mon histoire. Ils m’avaient consolée et me demandèrent de me raccompagner chez moi parce que mes parents adoptifs commencèrent déjà à s’inquiété à mon sujet. Mais moi, je ne voulais pas retourner à la maison.

Nous restâmes tous au salon à se regarder. Un moment passé mes parents vinrent me chercher. La maman de mon amie avait déjà téléphoné à ma mère pour la rassurer que je suis en sécurité.

        À ce moment-là, j’avais pensé au suicide ou de fuguer. Mais, je n’avais pas laissé ces pensées me contrôler. Je vis mes parents qui me regardaient d’un regard d’amour et d’affection. Je décidai enfin de les écouter sans contester. Je savais que mes parents biologiques m’ont abandonné dans la rue et mes parents adoptifs qui s’étaient occupés de mois quand je n’étais que bébé. C’était eux qui avaient pris soin de moi. Pour eux je suis leurs yeux parce qu’ils n’ont pas d’enfants que moi. Et moi je n’ai de parents qu’eux.

Je demandai le pardon à mes parents.

Je suis heureuse car j’avais les meilleurs parents du monde.

FIN